
I'm Batman !
/!\ Attention lecteur, tu risques de faire une bat-indigestion suite au bat-surutilisation du préfixe « bat- » dans ce bat-article /!\
Qui ne connait pas Batman, ce super-héros créé par Bob Kane et imprimé pour la première fois en 1939 ? L’un des rare super héros à avoir atteint ce statut à force d’entraînement physique et mental (et quand même un peu aidé par ses gadgets hi-tech.)
Son univers a été de nombreuses fois adapté en films (plus ou moins bons), en dessins animés (plus ou moins bons aussi) ou encore en jeux video (souvent très mauvais dans ce cas), et aujourd’hui c’est de la dernière adaptation vidéo-ludique en date dont je vais parler. Tout simplement parce que, fait exceptionnel, elle est entrée dans le Guiness World Records en tant que « jeu de super-héros le mieux noté de tous les temps ». Je vais vous spoiler tout de suite: Cette appellation est amplement méritée. Rarement un jeu à licence aura atteint un tel degré d’achèvement.
Cette merveille s’ouvre sur la Batmobile filant en direction de l’asile d’Arkham. Le Chevalier Noir a capturé le Joker pour la énième fois et le rapporte vers sa cellule. Arrivé au centre de haute-sécurité, notre héros laisse le Joker aux mains de la sécurité et évidemment, ce dernier s’enfuit immédiatement. Mais loin de courir à toute vitesse vers l’extérieur, il s’enfonce au contraire dans les profondeurs d’Arkham. Oui parce qu’évidemment, un incendie à Blackgate a conduit les autorités à transférer les détenus vers Arkham pendant les réparation et ces viles malfaiteurs ont pris le contrôle sous la houlette d’Harley Quinn qui rend le commandement à son cricri d’amour.
Arkham est donc contrôlé par le Joker et ses hommes, Zsasz, Killer Croc, Bane, Ivy et compagnie sont dans la place et il revient évidemment à Batman de faire le ménage dans tout ça. Pour ça il a tous ses bat-gadget: Batarang, Bat-gel explosif (et quand il l’applique il dessine même une forme de chauve-souris), Bat-grappin, Bat-tyrolienne, sans oublier la merveilleuse Bat-vision qui lui permet de voir les humains à travers les murs, de mesurer leurs rythme cardiaque pour évaluer leur stress et de voir dans le noir.

Ca va faire mal !
Au rayon combat il y a deux phases: Corps à corps et Infiltration. Le premier se pratique contre une bande d’ennemis sans armes à feu en appuyant en rythme sur X, Y ou B selon la situation. On réalise ainsi des enchaînement de plus en plus spectaculaires et violents au fils des coups, des esquives et des contres, l’achèvement du dernier adversaire affichant un zoom ralenti du plus bel effet. Quant au second, il permet de laisser libre cours à la tendance naturelle de Batman a rester dans l’obscurité. Et c’est terriblement jouissif.
Quoi de mieux en effet que se suspendre aux gargouilles pour capturer silencieusement un ennemi ? Se laisse tomber pour lui mettre une bonne grosse baffe dans la face et remonter silencieusement sur son perchoir ? Faire monter progressivement le stress jusqu’à ce que baignés de terreur, ses adversaires se mettent à tirer sur tout ce qui leur rappelle vaguement une chauve-souris ? Vous l’aurez compris, tout s’enchaîne de manière parfaitement naturelle.
L’ambiance graphique n’est pas en reste et on pourrait comparer le soucis du détail au traitement qu’a reçu Bioshock tellement tout est cohérent. Voyez vous un bloc de glace ? Hoho, la cellule de Freeze n’est pas loin. Une cellule pleine de spores ? Ivy est à l’intérieur. Mais pourquoi le directeur de la prison est-il enfermé ? Et pourquoi a-t-il laissé place au commissaire gordon ? Haha ! Gueule d’argile, on t’as reconnu ! La modélisation et l’animation des personnages est exemplaire (mis à part Batman qui est un peu raide quand il marche mais on peut mettre ça sur le compte de sa personnalité.)
Le soucis du détail se retrouve également dans les bonus a débloquer. En effet, Edward Nigma (alias, Le Sphynx) a très vite fait de pirater la bat-oreillette de Batman pour lui proposer ses énigmes. Et Arkham en est truffé, cela va des trophées « ? » aux plus tordus objets à photographier en passant par de grand « ? » peints qu’ils faudra contempler entièrement en gagnant les hauteurs. En découvrant ces énigmes, on débloque des biographies des personnages du bat-univers et des figurines a admirer dans le menu principal. Au fil de nos pérégrinations on pourra également écouter les bandes d’entretiens psychologiques de super-méchants emblématiques (Harley Quinn, le Joker, l’Epouvantail, Croc,…) ou lire des messages codés laissés par Amadeus Arkham qui nous en apprendront plus sur Gotham et l’Île d’Arkham.
Des défis se débloquent également au fil de l’aventure et il faudra soit effectuer le plus long combo pour marquer le plus de points ou alors éliminer discrètement des gardes le plus vite possible. Avec un classement en ligne.
Malgré ça, le jeu se termine un peu vite: une quinzaine d’heure sans chercher toutes les énigmes, et n’a pas une grande rejouabilité (sauf au niveau des défis, qui constituent un challenge entre joueurs)
Je vous le conseille fortement, que vous soyez fan ou pas de l’univers de Batman. C’est un grand jeu qui mérite son titre.
http://www.youtube.com/watch?v=ZU4TcekucDE&fmt=18