Je pense qu’il est tout-à-fait inutile de présenter Assassin’s Creed et pourtant, je vais quand même vous faire un rapide résumé de l’épisode précédent:
Assassin’s Creed premier du nom est un jeu tout à fait original développé par Ubisoft Montréal, l’équipe qui a signé le renouveau de Prince of Persia dans lequel on incarne Desmond Miles, un type sans grand intérêt si ce n’est qu’il est issu d’une famille de grands Assassins et qu’il se fait enlever par les Templiers. Leur but étant de scruter la mémoire génétique de Desmond pour trouver un artefact ancien sensé leur apporter la domination du monde sur un plateau: Un fragment d’Eden (une espèce de boule dorée qui contient un savoir quasi infini).
Les méchants Templiers vont donc forcer Desmond à entrer dans l’Animus et à revivre l’histoire de son ancêtre Altaïr qui lui sait où se trouve un des fragments convoité.
Le premier épisode se déroule donc alternativement dans le présent et au moment de la grande époque de la troisième croisade (entre 1189 et 1192 donc) et dispose de nombreuses qualité (fluidité du gameplay et des animations, décors énormes et magnifiques, scénario très intéressant) mais était terriblement répétitif: Il est constitué de trois villes et malgré l’acquisition de nouvelles armes il faut trop souvent répété les mêmes schémas. Arriver en ville, faire le tour des point de vue, voler une preuve, faire chanter un indic, assassiner la cible.
Mais assez parlé du premier, passons à ce qui nous intéresse ici: Le second épisode. (Attention, il y aura quelques spoiler)
Cette suite se déroule immédiatement après le 1er, il vous faudra donc l’avoir terminé pour y comprendre quelque chose. Desmond s’enfuit d’Abstergo (la société écran des Templiers) avec l’aide de Lucy qui se révèle être une Assassin et qui l’emmène droit dans une planque. Elle et deux de ses compères vont demander à Desmond d’entrer dans leur Animus pour revivre l’histoire d’un de ses ancêtres italien, acquérir ses connaissances et devenir un Assassin expérimenté en un temps record pour pouvoir poutrer les Templiers.
Cet ancêtre c’est Ezio Auditore da Firenze. Un noble Florantin dont la famille a été victime de la guerre que se livraient les Pazzis et les Médicis au début de la Renaissance italienne. Son père, voulant faire échouer un complot des Pazzis visant à prendre le pouvoir à Florence en éliminant les Médicis, a été trahi et exécuté avec son grand et son petit frère. Ezio ayant réussi à s’échapper avec sa mère et sa soeur part se réfugier à Monteriggioni, la ville de son Oncle Mario. Il n’aura de cesse de traquer les instigateurs du complot pour mettre fin à leurs jours et obtenir sa vengeance. Pour ce faire il devra retrouver les pages du Codex des Assassins écrit par l’Assassin Légendaire: Altaïr et remonter à la source du complot en passant par Florence, Venise, Rome, Forli et la Toscane.
Le moins que l’ont puisse dire, c’est que les développeurs ont tout fait pour rendre ce jeu moins monotone que son prédécesseur. Les missions de la trame principale ne se ressemblent pratiquement pas, il faudra ainsi infilter un marché, suivre sa cible pour qu’elle nous mène vers des complices ou encore prendre la tête d’une troupe de guerrier et mener l’assaut dans une ville voisine. Les missions annexes sont elles un peu plus classiques: Assassinat, Livraison de courrier, Châtier un mari infidèle ou bien Course contre la montre. Sachant qu’une livraison de courrier peut très bien se finir en assassinat après une course poursuite, la variété est tout de même présente et on a jamais l’impression de refaire 15 fois la même chose avec un décor différent. De même pour une chose aussi banale que l’escalade de tour, dans le premier chaque tour était identique, ici elles ont chacune leurs propres aspérités.
La variété se retrouve dans les mouvements d’Ezio. Alors qu’il était possible à Altaïr de se dissimuler parmi des processions de pèlerins, de voler des couteau aux brigands ou d’assassiner discrètement des gardes d’un coup de lame, Ezio dispose d’un panel beaucoup plus étendu:
Il peut ainsi assassiner des gardes en étant suspendu à une corniche ou caché dans une botte de foin ou encore en leur sautant dessus du haut d’un toit. Il a également une lame empoisonnée pour tuer avec une vingtaine de secondes de décalage et une seconde lame cachée sur son autre bras lui permettant de tuer deux ennemis d’un coup. Outre les dagues et les épées il manie tout aussi bien les masses d’armes.
Concernant les options de fuite, il ne suffit plus de courir loin et de se cacher grossièrement sur un banc. Ezio devra sortir du périmètre où l’ont aperçu les gardes pour la dernière fois. Pour s’aider il peut jeter des pièces d’or par terre dans le but de provoquer un attroupement, embaucher des voleurs ou des prostituées pour divertir les gardes ou encore faire exploser une bombe fumigène pour disparaître dans un nuage de fumée.
Encore de la variété au niveau de l’équipement puisqu’il lui est possible d’acheter des améliorations d’armure, de nouvelles épées, dagues ou masses d’arme qui auront chacune des points fort et des point faibles: Dégats – Vitesse – Déviation. Et chaque type d’arme est plus adapté face à un type d’ennemi.
Mais avec quel argent achète-t-il tout ça ? Avec celui que lui rapporte sa ville pardi ! Car son oncle Mario lui laisse le soin de gérer les revenus de Monteriggioni qu’il faudra rénover pour prospérer. Toutes les 20min le coffre de la ville se rempli et on peut récupérer cet argent pour investir dans la ville et ainsi augmenter ses revenus. Mais ce n’est pas la seule chose qu’on peut faire avec l’argent. Il est nécessaire pour acheter les armes et pièces d’armure d’Ezio, pour acheter des tableaux (qui augmenteront eux aussi la valeur de la ville) ou des cartes au trésor, renouveler son stock de munitions (couteaux de lancer, fumigène et poison) ou de fioles de soins, ou encore teindre les vêtements d’Ezio pour changer du blanc monotone qui l’habille.
Le jeu regorge de secrets à trouver tels que les trésors (des malles contenant de l’argent), les glyphes de la vérité (au nombre de 20, qui débloquent des plans d’une séquence vidéo sensée nous apprendre la Vérité), ou encore les six sceaux des Assassins que l’ont obtiendra après une séquence « plateforme » qui mettra nos réflexes à rude épreuve à la manière de Prince of Persia et qui une fois réunis débloquent l’armure d’Altaïr.
La finesse de modélisation a été revue à la hausse et le jeu est encore plus magnifique que son prédécesseur et il intègre un cycle jour/nuit. Du coup, c’est encore plus plaisant de se promener sur les toits au lever du jour. Les costumes sont tout simplement somptueux.
Côté points négatifs, malgré la nette amélioration certaines parties facultatives sont toujours trop répétitives comme le fait de monter sur tous les points de vue d’une ville pour débloquer toute la carte ou la course aux trésors disséminés un peu partout (à chaque coin de rue en fait, une vraie prise de tête pour tous les récupérer). Le jeu souffre aussi de quelques bugs esthétiques: Les gardes morts qui glissent d’un toit sont souvent pris de violents convulsions pendant leur chute et Ezio a la facheuse manie de se téléporter devant le coffre qu’il est en train d’ouvrir. Mais rien ne vient vraiment ternir le tableau magnifique que nous offre ce grand jeu qui atteint la perfection.
En bonus et grâce à Gameblog, voici les 11 premières minutes du jeu:
Merci d'activer Javascript et Flash pour voir cette vidéo Viddler.PS: Comme chez Ubisoft ils ont la classe, il est possible de choisir la langue des voix tout en gardant les sous-titres français. L’intro n’est pas sous-titrée mais dès que vous êtes dans le jeu, je vous conseille de les passer en italien. Les voix françaises sont plutôt médiocre et ça renforce grandement l’immersion.
loading...

















Abonnez vous ou faites un lien.
Flux RSS des commentaires de cet article.
Adresse web de rétrolien